L’appartement

Les curiosités du 20ème arrondissement

Le cimetière du Père-Lachaise

Le plus grand cimetière de Paris intra-muros est l’un des plus célèbres dans le monde. On y trouve les tombes de nombreuses personnalités, dont Frédéric Chopin, Honoré de Balzac, Marcel Proust, Jean de la Fontaine, et aussi Gilbert Bécaud, Yves Montant, Edith Piaf et Jim Morrison.

Lors de la Commune de Paris, en mai 1871, le Père-Lachaise fut le théâtre d’une véritable guerre civile, en raison de sa localisation stratégique sur la colline. Les Fédérés installèrent leur artillerie en plein cœur du cimetière, mais furent rapidement encerclés par les Versaillais de Thiers d’un côté, et les Allemands de l’autre. Les 147 survivants furent fusillés le 28 mai 1871 devant le mur qui prit ensuite le nom de mur des Fédérés, au sud du cimetière.

L’église Saint-Germain-de-Charonne

C’est là que fut tournée la dernière scène du film Les Tontons flingueurs, avec Lino Ventura, Bernard Blier et Francis Blanche. Cette église allie harmonieusement quelques vestiges du XIIe siècle (gros piliers de la tour) à une architecture élégante, des XVe et XVIIIe siècles. Avec l’église Saint-Pierre de Montmartre, elle est la seule église de Paris à être toujours bordée par son ancien cimetière, comme au Moyen Âge.

Le pavillon Carré de Baudouin : Situé à l’angle de la rue des Pyrénées et de la rue de Ménilmontant, le pavillon Carré de Baudouin est une « folie » construite au XVIIIe siècle pour servir de lieu de plaisirs, de fêtes et de villégiature. Le pavillon Carré de Baudouin s’affirme aujourd’hui comme le plus important lieu culturel de l’arrondissement. Il propose régulièrement des expositions s’inscrivant à la fois dans l’actualité créative de l’arrondissement, mais aussi dans celle de la création nationale et internationale. L’entrée à toutes les expositions et aux conférences est gratuite.

La campagne à Paris : Avec un tel nom, le ton est donné. Le quartier est idéalement situé, tout près de la place Édith Piaf. Tout de suite, on voit qu’il y a quelque chose de singulier dans ce quartier. Derrière les arbres et une petite fontaine, un escalier monte vers de petites maisons : c’est la Campagne à Paris. Plusieurs petites rues sans circulation réunissent un ensemble de pavillons créé dès 1906 pour loger les classes populaires, qui avaient profité des nouvelles lois sur les habitations bon marché. Vingt ans après le début du projet, le 20 juin 1926, fut finalement inaugurée « la Campagne à Paris ». Ses 92 pavillons constituent ainsi un quartier relativement récent comparé aux immeubles haussmanniens d’une grande partie de la ville. Le quartier est bien entretenu et calme, chaque personne ayant sa maison individuelle, son garage, parfois même son jardinet : il n’y a pas à dire, on est vraiment ailleurs ! Paris nous réserve parfois bien des surprises...